Une brève histoire du web

1957 à 2004, une brève histoire du Web

1957, les origines militaires du Web grâce à l’ARPA (puis DARPA avec un D pour Défense) aux États-Unis.

1969, la mise au point du Network Control Protocol puis en 1970, la naissance du premier réseau reliant 4 universités (UTAH – SRI – UCSB – UCLA).

On peut parlé de la phase héroïque d’Internet (à l’image de la conquête de l’Ouest).

1974, on assiste à la naissance de l’Internet grâce à la définition du protocole TCP (Transmission Control Protocol) qui inclut le protocole IP (Internet Protocol). L’arrivée des protocoles TCP/IP, un langage commun, va permettre l’essor d’Internet.

En 1980, enfin, le DARPA décide de mettre les protocoles TP/IP dans le domaine public.

Parallèlement entre 1978-79, la France pousse le Minitel.

Avec les années 1990, CompuServe, America Online et Prodigy offrent à leurs abonnés l’accès à Internet. On assiste à la mise en place du premier serveur Web, de la première page Web. Le navigateur mode texte utilisé est alors développé en Langage C. Le Minitel s’ouvre aussi à Internet. On parle désormais d’autoroutes de l’information sans trop savoir ce que cela implique.

Les trois fonctions de base d’Internet sont : le courrier (SMTP pour Simple Mail Transfert Protocol), le transfert de fichiers (FTP pour File Transfert Protocol) et Telnet.

En 1989, la norme SGML du CERN (Single Generalized Markup Language) permet la création du HTML (HyperText Markup Langage) et du W3, soit le World Wide Web, pour améliorer la diffusion des informations internes. Ainsi pour visiter un site W3, il faut un logiciel particulier : un butineur (dénommination d’alors), un navigateur ou browser en anglais, qui permet de naviguer à travers les données d’un site et de les visualiser de façon plus ou moins esthétique et convivial.

C’est la naissance des pages Web et du surf sur Internet. C’est la croissance endiablée du W3. En 1990, on parle alors d’URL, de HTML, de HTTP et de feuille de style.

En 1991, Tim Berners-Lee rend le projet WorldWideWeb public dans un message sur Usenet. (Usenet, également connu sous le nom Netnews, est un système de forums de discussions qui fonctionne aujourd’hui sur Internet, mais qui a été inventé en 1979 pour fonctionner sur des ordinateurs reliés par UUCP. (Unix to Unix Copy Protocol, un ensemble de programmes qui permettent à deux machines d’échanger des fichiers et d’exécuter des commandes sur la machine distante en passant par une ligne téléphonique (modem), mais aussi sur une couche TCP/IP, voire via un câble série direct.)

L’apparition de Gopher (et des sites Gophers) permet de créer à volonté des collections diverses, une bibliothèque en somme, en se nourrissant de toutes les ressources d’Internet sous forme d’arborescence. Mais très vite on va passer de l’arborescence à l’hypertexte.

En 1992, le Web s’étend à 26 sites Web « raisonnablement fiables » et les navigateurs portent encore des noms barbares comme : Erwise, ViolaWWW et NCSA HTTP comme nom de serveur.

Le 30 avril 1993, le CERN met les logiciels du World Wide Web dans le domaine public. À la fin de l’année, les media grand public remarquent Internet et le WWW. On compte 130 sites Web en juin, 623 en décembre. L’usage croît d’un rythme annuel de 341 634 %. Les images et les formulaires interactifs commencent à faire leur apparition dans les pages web (Mosaic 0.10).

1994, c’est l’explosion du nombre de sites Internet : 2738 sites en juin, 10 022 en décembre.

La publicité fait son apparition comme le navigateur Netscape 1.0.

C’est cette même année que deux étudiants créent Yahoo ! À l’origine, Yahoo! est un annuaire de sites. L’acronyme « Yet Another Hierarchical Officious Oracle » est souvent cité comme signification, mais ses créateurs Jerry Yang et David Filo, qui devaient choisir un nom de projet commençant par un « Y » pour s’inscrire dans la nomenclature des projets informatiques de l’Université de Stanford, affirment avoir choisi le nom à cause des « yahoos », créatures des Voyages de Gulliver de Jonathan Swift (écrivain irlandais d’origine anglaise connu pour ses satires et ses pamphlets humoristiques). En 1995, un magazine destiné à accompagner et compléter le site web est lancé par Ziff Davis Inc: Yahoo! Internet Life. La filiale française Yahoo! France est lancée en septembre 1996 après être entrée en Bourse, et devient en moins d’un mois la première destination du web hexagonal en terme de trafic.

1994 marque aussi l’année de la création de la fondation du World Wide Web Consortium, communément appelé W3C. Le W3C n’émet pas des normes, mais des recommandations1 afin de promouvoir la compatibilité des technologies du World Wide Web telles que HTML, XHTML, XML, CSS, PNG, SVG et SOAP.

En quelques mois Mosaic est pratiquement remplacé par le navigateur Web Netscape Navigator fin 1994.

En 1995, alors qu’Internet commence à être connu du grand public grâce au Web et à l’email, Microsoft prépare la sortie de Windows 95 en pensant que l’offre d’Internet est d’une qualité trop inégale pour le grand public. C’est ainsi que Microsoft lance Windows 95 avec The Microsoft Network, un réseau censé concurrencer Internet.

Pendant ce temps Microsoft , au vu du succès d’Internet et de Netscape (langage Java et PHP et intégration par plugin dans Netscape Navigator), prend conscience du danger et du potentiel du Web et acquit la licence de Mosaic afin de le modifier et de créer Internet Explorer 1.0, inclus dans le Pack Plus Windows 95 en août 1995. La sortie d’Internet Explorer 2.0 trois mois plus tard marque le début de la guerre. The Microsoft Network est également pleinement intégré au Web et MSN est aujourd’hui un des sites les plus visités au monde.

23 500 sites sont recensés en juin 1995.

On assiste à la multiplication des outils de recherche : NetSearch, Wercrawler, Yahoo, Lycos et AltaVista.

Les versions de Netscape Navigator (Netscape Communicator plus tard) et d’Internet Explorer se succèdent rapidement. L’ajout de fonctionnalités prend le pas sur la correction des bugs, et cette guerre a comme conséquences des navigateurs instables, de faible respect des standards, de crashs fréquents, de trous de sécurité et de beaucoup d’autres problèmes pour les utilisateurs.

En 1996, Internet Explorer est enfin compétitif avec sa version 3.0. Netscape Navigator après sa version 2.0 sort 3.0. On entend parler de Opera 2.1.

En juin, 230 000 sites ont déjà été créés.

1997, la guerre des navigateurs suit son cours. Internet Explorer sort sa version 4.0 et un logo géant de trois mètres représentant la lettre « e » est créé à l’occasion de la cérémonie de lancement à San Francisco. Les employés de Netscape et les employés d’IE sont en compétition, ils jouent et s’affrontent à coup de mascotte et de logos géants, on peut même lire sur des pancartes « Netscape 72, Microsoft 18 » pour illustrer les parts de marché du moment.

Internet Explorer 4.0 est un tournant dans l’histoire des guerres de navigateurs car il est plus rapide, supporte mieux les spécifications du W3C que Netscape Navigator 4.0. et permet pour la première fois de jouer des fichiers MP3 en arrière-plan.

C’est également en 97 que le nombre de site Web franchit la barre des 1 million.

Microsoft dispose de gros avantages sur son adversaire Netscape. Un des principaux avantages est notamment le monopole qu’il détient sur le marché des systèmes d’exploitation2. IE est incorporé gratuitement à chaque copie de Windows ce qui permet à IE de s’établir dans une position dominante. Microsoft augmente ainsi ses parts de marché bien que les premières versions de IE soient sensiblement moins performantes que Netscape. IE peut se développer rapidement jusqu’à être équivalent à Netscape, ce qui incite alors les internautes à l’utiliser au lieu de télécharger et installer Netscape.

Microsoft est déterminé à avoir le monopole du marché : Il créé des contrats de licence avec les fabricants d’ordinateurs, exigeant qu’ils placent une icône sur le bureau pour IE (et les pénalisant s’ils pré-installent Netscape sur leurs ordinateurs), un contrat de licence avec AOL3 pour baser l’interface principale d’AOL sur IE plutôt que sur Netscape. Microsoft acquiert et sort un éditeur WYSIWYG4 de sites Web, Microsoft FrontPage, qui a tendance à créer des pages ayant une meilleure apparence sous IE et incorpore dans IE le support des CSS. Microsoft rend IE plus tolérant que Netscape au mauvais HTML. Plusieurs concepteurs trouvent plus simple alors d’écrire leurs pages uniquement pour IE que de corriger le mauvais HTML ou de supporter la couche d’extensions de Netscape.

Après avoir créer plusieurs offensives sur Netscape, Microsoft est mené en procès : le procès antitrust de Microsoft qui condamne la société pour avoir utilisé sa position monopolistique en vue de manipuler le marché.

En 1998, c’est la chute de Netscape. La société est rachetée par America Online pour 4,2 milliards de dollars US. Internet Explorer devient le nouveau navigateur dominant, plus que Netscape à son apogée, puisqu’il a atteint, depuis, 96 % du marché des navigateurs.

C’est la fin de la guerre des navigateurs, Internet Explorer cesse d’avoir des concurrents sérieux. Cela entraîne également la fin des innovations dans les navigateurs Web.

Mais le 31 mars 1998, le projet Mozilla prend forme : Netscape donne le code source de son navigateur conformément à une licence libre. Mozilla ? Le nom est issu des premières ambitions du premier Netscape Navigator, être un « Mozaic Killer », et d’un jeu de mot avec Godzilla (monstre inventé au Japon). Mozilla devient ensuite la mascotte de « Netscape Communications » sous l’apparence d’un lézard vert, puis d’un tyrannosaure rouge pour créer une image de marque séparée de l’ensemble du projet Mozilla et le distinguer des produits de Netscape.

Le 7 septembre 1998 la société Google5 est lancée par deux étudiants de l’université de Stanford : Larry Page et Sergey Brin. Leur projet concerne les moteurs de recherche6. Ils imaginent qu’un moteur de recherche qui analyserait les relations entre les sites Web pourrait donner de meilleurs résultats que ceux donnés par les moteurs de recherche du moment (Altavista notamment). Fin 98, le nouveau moteur de recherche effectue 10 000 requêtes par jour et a indexé 25 millions de pages.

En février 1999, c’est 500 000 requêtes par jour que Google doit gérer, en août 3 millions. La version béta du moteur de recherche achève sa phase de test le 21 septembre.

Le nombre de site Internet ne cesse d’augmenter alors qu’il était de 2 millions en 98 ce nombre double est atteint les 4 millions de site en janvier 99 et plus de 7 ,4 millions en août.

En août 2000, alors que 20 millions de site Web ont été créé, Google est le premier moteur de recherche a référencé un demi-milliard de pages Web. Google conclut cette année là un partenariat avec Yahoo! et commence à proposer la publicité ciblée en fonction des mots-clés (Google AdSense).

Cette année là la société met à disposition des internautes une extension : la Google Toolbar (recherche sur Internet, blocage des pop-up, vérification de l’orthographe et aussi traduction automatiquement). C’est le début d’une longue série d’extensions et de services ajoutés pour Google.

En 2001, Google obtient la validation de son brevet concernant Page Rank7 et lance aussi le service GMail (messagerie en ligne), AdWords (service payant offrant la possibilité de créer des annonces publicitaires basées sur les mots clés pour mieux cibler la clientèle), Google Catalogs, puis en 2002 AdSense (service qui permet aux webmasters de vendre de l’espace publicitaire sur leurs sites webs), Blogger (service de blog8 de Google), Google labs (le laboratoire des services et applications de la société), Froogle (service d’achat en ligne)…

En juin 2002, Mozilla sort sa version 1.0 (version stable) et quelques jours après Google annonce officiellement l’ouverture de sa filiale française.

À la fin 2002, Yahoo! commence discrètement à améliorer ses services de recherche en acquérant des technologies concurrentes. La société acquiert Inktomi9 (moteur de recherche ayant une technologie propriétaire de qualité et très flexible) et, en juillet 2003, Overture Services, Inc.10, et par ce biais les moteurs de recherche tels qu’AltaVista11 et AlltheWeb12.

Avec une progression de 6 millions de sites en plus que l’année précédente, le Web compte désormais 36 millions de sites.

En 2003, Mozilla sort une deuxième version stable : Mozilla 1.4 et une nouvelle structure est mise en place pour soutenir le projet Mozilla après la dissolution des équipes de développement de Netscape par AOL : la Fondation Mozilla. Des antennes locales sont également ouvertes comme Mozilla Europe ou Mozilla Japon.

A l’époque la fondation Mozilla propose plusieurs produits dont le produit phare est la Suite Mozilla mais son développement est rapidement abandonné. La Fondation propose aujourd’hui des produits plus ciblés: le navigateur Web Mozilla Firefox, le client de courrier électronique Mozilla Thunderbird , le navigateur Web pour Mac OS X Camino et le logiciel de suivi de bugs Bugzilla.

En 2003, Google gère 53% des requêtes mondiales au quotidien soit 200 millions de requêtes par jour et en profite pour sortir Google News dans sa version francophone (service en ligne gratuit qui présente de façon automatisée des articles d’information en provenance de sources sur le Web.

C’est également en 2003 que Safari fait ses premiers pas. Ce navigateur Web, téléchargeable gratuitement, a été développé par Apple Computer pour Mac OS X.

En 2004, Yahoo! abandonne les résultats fournis par Google et revient à sa propre technologie de recherche (Yahoo! Search technology, YST) qui inclut (depuis mars 2005) les vidéos. Le 25 mars 2004, Yahoo! acquiert le moteur de comparaison de prix Kelkoo.

Mozilla en est à sa troisième version stable (Mozilla 1.7), c’est la base des nouveaux produits Firefox et Thunderbird.

Près de 36 millions de site Web sont recensés.

Début 2005, après plus de 50 millions de téléchargements, Firefox gagne du terrain sur Internet Explorer, le faisant passer sous la barre des 90 % de parts de marché.

En octobre 2005, Yahoo! et Microsoft décident de rendre interopérables leurs logiciels de communication instantanée, Yahoo! Messenger et MSN Messenger. Cette stratégie est rendue nécessaire pour contrer la montée en puissance de Google.

Safari est depuis avril 2005 le troisième navigateur Web le plus utilisé sur Internet, derrière Firefox et Internet Explorer. Sa part de marché s’établit en décembre 2005 à 3,1 %, contre 1,5% un an plus tôt.

L’année 2005 fut riche, très riche quant à l’émergence de grandes tendances liées étroitement à Internet tant au niveau de l’utilisateur final — l’internaute — qu’au sein du monde hétérogène du marketing.

Ainsi l’amplification, voire la démocratisation, d’un phénomène provenant des États-Unis : le Blog, nouveau type de site Internet ayant la forme d’un journal intime, truffé de liens et qui appelle aux commentaires. Chacun peut désormais en quelques clics peut faire partager ses humeurs, coups de gueule, visions du monde… un nouvel outil de communication où l’on peut considérer que l’internaute devient une sorte de « consom – acteur », pour reprendre le néologisme de Pronetariat.net. Ainsi l’internaute n’est plus passif mais véritablement acteur et investit la toile : il en devient, parfois, prescripteur.

2005 fut aussi l’année de la montée en puissance de Google. Le nombre de services mis en place par ce nouveau géant du web est assez impressionnant : GMail, Google Earth, sa propre page d’accueil Google personnalisée… ne sont que quelques-uns de ces services. Au point qu’un internaute a envisagé la prise de contrôle des NTIC13 par Google, où quand ce dernier phagocite les media : Epic 2014.

Phénomène publicitaire nouveau : la quasi-systématisation du marketing viral. Initié en 2000 par la marque Internet Auckland par l’entremise d’un spot TV classique où la fin de ce dernier n’était visible que sur Internet, ce type de communication devient incontournable pour faire, à faibles coûts, parler de sa marque via le bouche-à-oreille virtuel qu’est le buzz marketing. Ainsi quelle grande marque ne s’est pas encore essayée au e-film ou film viral, uniquement disponible sur Internet et facilement envoyable à ses amis ?

Notion connexe, voire parente du marketing viral : le marketing 360°, autrefois dénommée « full marketing services » où la capacité d’une agence de publicité à proposer à ses clients l’arsenal complet des media à sa disposition — spot TV, radio, affichage, presse, Internet, SMS, etc. — tout en assurant un maîtrise et cohérence de la création/communication sur l’ensemble de ces supports. Tendance marketing rendue palpable à l’heure du multi-canal où converge désormais Internet, téléphone, télévision et téléphone mobile (du Triple-play vers le Quadruple-play).

Ajoutons à cela les deux phénomènes (l’un planétaire, l’autre français) que l’iPod-mania et la Box-mania. Qui se veut hype actuellement se doit de possèder un iPod, lecteur MP3 de Apple. Il se tune, se connecte aussi bien sur Windows que sur MacOS… et c’est aussi un objet au design léché, doux, féminin et à l’ergonomie intuitive. Quant à la Box-mania, une prolifération de boîte pour se connecter avec ou sans fil au réseau des réseaux (ou dans le cas de la XBox, de jouer) : FreeBox, AliceBox, LiveBox, neuf Box, AolBox, inbox (pour ce qui utilisent des messageries en anglais, l’endroit où arrivent les e-mails) et autres Box-intox… le tout étant lié à l’accroissement des débits pour se connecter (ADSL, ADSL 2+) et à la généralisation de ces connections dans les foyers.

To be continued…


Notes

(1) Recommandation : Faire une recommandation à quelqu’un, c’est lui donner un conseil ou lui indiquer une méthode. Particulièrement informatique, le besoin de normalisation des systèmes d’interconnexion et d’échange de données est géré par des organismes qui donnent des recommandations pour une véritable interopérabilité des systèmes. Elles n’ont pas la dénomination de normes, car elles ne sont qu’informatives et incitatives. Aucun système de sanction n’est prévu, hormis que la non-reconnaissance d’un système spécifique ou propriétaire le rend inutilisable.

(2) Système d’exploitation : Le système d’exploitation est un ensemble de programmes responsables de la liaison entre les ressources matérielles d’un ordinateur et les applications de l’utilisateur (traitement de texte, jeu vidéo…). Il assure le démarrage de l’ordinateur, et fournit aux programmes applicatifs des interfaces standardisées pour les périphériques. (3) AOL : AOL est l’acronyme de la marque America Online ainsi que le sigle de l’action de la société AOL Time Warner Inc., un géant des médias américains.

(4) WYSIWYG : Acronyme (de la locution anglaise What you see is what you get signifiant littéralement « ce que vous voyez est ce que vous obtenez » ou plus élégamment « tel écran, tel écrit ») couramment utilisé en informatique pour désigner les interfaces utilisateur graphiques permettant de composer visuellement le résultat voulu, typiquement pour un logiciel de mise en page, un traitement de texte ou d’image. Il désigne, de fait, une interface « intuitive » : l’utilisateur voit directement à l’écran à quoi ressemblera le résultat final.

(5) Google : Un jour de 1938, le mathématicien américain Edward Kasner se demanda quel nom donner au nombre formé du chiffre 1 suivi de 100 zéros. Edward se tourna alors vers son neveu (9 ans) en visite à la maison et lui posa la question. Celui-ci répondit un mot de gamin : « un gogol ». 1 gogol = 10100  C’est ce mot que Kasner reporta fidèlement dans son traité « Mathematics and the imagination », dont s’inspirèrent en 1998 Larry Page et Sergei Brin, quand ils créèrent Google. Ce nombre permet de symboliser le nombre incroyable de page web recensées par google.

(6) Moteur de recherche : Outil de recherche sur le Web constitué de « robots », encore appelés spiders, crawlers ou agents qui parcourent les sites à intervalles réguliers et de façon automatique (sans intervention humaine, ce qui les distingue des annuaires) pour découvrir de nouvelles adresses (URL). Ils suivent les liens hypertextes (qui relient les pages les unes aux autres) rencontrés sur chaque page atteinte. Chaque page identifiée est alors indexée dans une base de données.

(7) Page rank : Le PageRank (terme anglais signifiant « rang de page ») désigne l’indice de popularité d’une page Web utilisé par Google pour le classement de ses résultats de recherche. Google affecte une note de popularité à chaque page Web. Cette note est faite en fonction des liens externes pointant vers elle et des liens qu’elle fait vers elle-même (liens internes).

(8) Blog : Site Internet ayant la forme d’un journal intime, truffé de liens et qui appelle aux commentaires.

(9) Inktomi : Bien qu’il ne soit pas vraiment un moteur de recherche, Inktomi accomplit un rôle fondamental dans ce secteur, car l’archive des sites Web qu’il recense est à la base des moteurs de recherche tels que HotBot, MSN, Snap, Overture (ex GoTo), AOL Search et plein d’autres. Même Yahoo! a utilisé Inktomi pour les sites qui n’étaient pas présents dans son archive et ceci jusqu’en juin 2000 quand Google a pris sa place.Inktomi a en effet développé une technologie propriétaire grâce à laquelle il gère une archive de 500 millions de pages Web, qu’il fournit par la suite en outsourcing à ses clients en les débarrassant ainsi de son infrastructure. La technologie d’Inktomi est considérée une des plus valables, soit par la qualité des résultats de recherche, soit par sa flexibilité d’insertion dans divers contextes.

(10) Overture : Overture Services, Inc., anciennement GoTo, est l’inventeur et le leader mondial de la recherche Pay-For-Performance. La société a été créée en 1997 et a réalisé son introduction au Nasdaq en 1999. Au cours du second trimestre 2002, Overture a généré, dans le monde entier, plus de 515 millions de contacts payants entre les consommateurs et ses quelques 67 000 annonceurs, qui enchérissent sur des mots clés pertinents pour leur activité. Consulter aussi http://www.lesmoteursderecherche.com/overture.htm

(11) AltaVista : Il fut le premier moteur de recherche à indexer une bonne partie des pages Web existantes et devint immédiatement très populaire. Il fut également le premier moteur de recherche multilingue (la version française fut ouverte le 15 février 2000), ainsi qu’à lancer la recherche d’images, d’audio et de vidéos. Au début des années 2000, suite à la perte de qualité des résultats, et au succès de Google, la popularité d’AltaVista décline progressivement, pour finir par se retrouver au niveau d’un moteur de recherche quelconque. Il reste utilisé et propose quelques fonctions propres comme les recherches sur racine (Exemple « jeune* infirmi* » fera rechercher les pages comportant jeune infirmier, jeune infirmière, jeunes infirmiers et jeunes infirmières en une seule interrogation). En 1998, Compaq racheta Digital, transforma AltaVista en portail, racheta le domaine altavista.com à la société AltaVista Technology pour 3,3 millions de dollars, puis fit une société séparée en 1999. En 2003, Overture racheta AltaVista. En 2004, Yahoo! racheta Overture. Suite à cette acquisition, AltaVista utilise désormais l’index de Yahoo!.

(12) AlltheWeb : AllTheWeb est un important moteur de recherche sur Internet présenté par Fast Search and Transfer en 1999 mais commencé des 1997. Bien qu’étant un rival de Google en taille et en technologie, le moteur n’est jamais devenu aussi populaire. Créé en 1999 par des ingénieurs de Trondheim en Norvège. AllTheWeb avait quelques avantages face à Google, une base de données plus fraîche, des fonctionnalités de recherche plus avancées et un look totalement configurable. En février 2003, la division recherche sur le Web de Fast est achetée par Overture. En mars 2004 Overture est à son tour acheté par Yahoo!. Quelques temps après, le site commença à utiliser les bases de Yahoo! et les fonctions avancées ont été retirée (par exemple la recherche FTP).

(13) NTIC : Nouvelles Technologies de l’Information et de Communication, donc l’ensemble des nouveaux de communication et d’échange de l’information — Internet, téléphonie mobile (SMS, MMS, WAP…), etc.

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